Two Articles on Open Access in France and Worldwide by Hélène Bosc

Two articles [with which I could hardly agree more!] by France’s OA pioneer, Hélène Bosc:SH


Bosc, H, (2008) [in French]
L?auto-archivage en France : deux exemples de politiques différentes et leurs résultats 
[Self-Archiving in France: Two Different Policies and Their Results]
Liinc em Revista, 4 (2): 196-217 
   
ABSTRACT (in English: French abstract below): In France, the first Institutional Repositories (IRs) were set up in 2002, using the E-Prints software. At the same time, a centralized repository was organized by CNRS, a French multidisciplinary research institute, for the deposit of all French research output. In 2006, most of the French scientific and scholarly research organisations signed a ?Protocol of Agreement? to collaborate in the development of this national archive, HAL. Independently, the Ifremer Research Institute launched its own IR (Archimer) in 2005. We have compared the development of HAL and Archimer. Our results show that Ifremer?s policy of self-archiving has resulted in 80% of its research output being made Open Access (OA). In the same time interval, HAL, lacking a self-archiving mandate, had only 10% of its target research output deposited. Ifremer?s specific implementation of its mandate (a staff dedicated to self-archiving) is probably not affordable for most French research institutions but its self-archiving mandate itself is, and Arthur Sale?s comparative studies in Australia have shown that the essential element is the mandate itself. The European Universities Association, mindful of the benefits of mandating OA, has recommended self-archiving mandates for its 791 universities. Self-archiving mandates have already been adopted by 22 universities and research institutions worldwide (including Harvard, Southampton, CERN, and one CNRS research laboratory) as well as 22 research funding agencies (including NIH, ERC, & RCUK). OA maximizes research usage and impact. It is time for each of the universities and research institutions of France to adopt their own OA self-archiving mandates.


Bosc, H. (2008) (preprint; in French)
Le droit des chercheurs à mettre leurs résultats de recherche en libre accès : appropriation des archives ouvertes par différentes communautés dans le monde
[Researchers’ Right to Self-Archive Their Articles In Open Access Repositories: Evolving Policy Worldwide]

ABSTRACT (in English: French abstract below): In 2002, a group of researchers, librarians and publishers, launched the Budapest Open Access Initiative (BOAI), formulating the concept of Open Access (OA) as well as the two strategies for achieving it ? OA self-archiving (BOAI-1, ?Green OA?) and OA publishing (BOAI-2, ?Gold OA?). The concept of OA spread rapidly among researchers and research policy-makers, but was at first equated almost completely with Gold OA publishing alone, neglecting Green OA self-archiving, despite the fact that it is Green OA that has the greatest immediate scope for growth. After considerable countervailing effort in the form of strategic analysis, research impact and outcome studies, and the development of technical tools for creating OA archives (or  ?Institutional Repositories? IRs) and measuring their impact, the importance and power of Green OA has been demonstrated and recognised, and with it has come a growing number of IRs and the adoption of mandatory OA self-archiving policies by universities, research institutions and research funders. In some countries OA self-archiving policies have even been debated and proposed at the governmental level. This strong engagement in Green OA by policy makers has begun to alarm journal publishers, who are now lobbying vigorously against OA, successfully slowing or halting legislation in some cases. It is for this reason that the research community itself ? not vulnerable to publisher lobbying as politicians are ? is now taking the initiative in OA policy-making, mandating self-archiving at the university level.


L?auto-archivage en France: deux exemples de politiques différentes et leurs résultats
      Résumé: Les premières archives ouvertes se sont développées en France, en 2002 avec le logiciel E-Prints. Dans ce même temps une archive centralisée, à vocation nationale (HAL)1 a été mise en place par le CNRS. En 2006, la plupart des institutions de recherche française ont adhéré au projet HAL et se sont engagées à participer au développement de cette archive en signant un « protocole d?accord ». Presque au même moment, en 2005, un organisme de recherche l’Ifremer a mis en place une archive institutionnelle (Archimer)2 indépendamment de HAL. Nous avons comparé le développement de HAL et celui d?Archimer. Les résultats montrent que la politique de l?Ifremer permet de mettre en Libre Accès (LA) 80% la production « majeure » de l?organisme. HAL qui n?a pas été accompagnée de mesures fortes ne met en LA qu?environ 10% de la production française. Les moyens mis par l?Ifremer (financement de postes dédiés à l?autoarchivage) ne peuvent sans doute pas être pris par toutes les institutions de recherche françaises mais celles-ci peuvent exiger que leurs chercheurs déposent eux-mêmes leurs documents dans une archive -les études d?Arthur Sale ayant montré que l?obligation de dépôt est l?élément essentiel de la réussite d?une archive. L?Association des Universités Européennes (UEA) qui a vu tout l?intérêt de cette obligation pour le chercheur et pour son organisme, soutient cette démarche. Cette obligation a déjà été adoptée par plusieurs institutions de recherche dans le monde (entre autres Harvard, Southampton, le CERN et un laboratoire du CNRS) tout comme 27 fondations qui subventionnent la recherche (parmi lesquelles les NIH, l?ECR, les RCUK, et l’ANR en France). Le Libre Accès permet une meilleure utilisation de la recherche et augmente son impact. Les universités françaises et les organismes de recherche pour tirer profit de tous ces avantages, doivent maintenant obliger le dépôt de leur production.

Le droit des chercheurs à mettre leurs résultats de recherche en libre accès : appropriation des archives ouvertes par différentes communautés dans le monde
      Résumé:
Le développement d’Internet a permis à la communauté scientifique de prendre conscience de son droit : celui de mettre en libre accès ses propres résultats de recherche. En 2002, un groupe de chercheurs et éditeurs a lancé la Budapest Open Access Initiative (BOAI). Il a formulé le concept du libre accès (LA) et les deux stratégies pour y parvenir : déposer dans une archive ouverte le double d’un article publié dans un périodique payé par souscription (« LA Vert »), et/ou publier dans une revue en libre accèsLA Doré »). Le concept du libre accès s’est rapidement étendu mais il a d’abord été presque complètement assimilé au seul « LA Doré ». L’auto-archivage a été négligé en dépit du fait que cette voie verte représente la possibilité de croissance du LA la plus immédiate et la plus rapide. Les efforts déployés alors (analyses stratégiques, études, développement d’outils techniques pour créer des archives institutionnelles et mesurer leur impact) ont permis de démontrer l’importance et les avantages de l’auto-archivage. De ce fait le nombre d’archives a augmenté, tout comme l’obligation d’auto-archiver dans les universités, les institutions et les fondations de recherche. Dans quelques pays, une politique d’auto-archivage a été proposée au niveau gouvernemental. Cet engagement des hommes politiques commence à inquiéter certains éditeurs scientifiques, qui s’organisent en lobby anti-LA et réussissent dans certains cas à ralentir ou arrêter la législation. C’est pour cette raison que la communauté scientifique, moins vulnérable au lobby des éditeurs – que peuvent l’être les politiciens – prend l’initiative d’organiser une politique de LA avec l’obligation d’auto-archivage au niveau de l’université.